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38 députés élus maire lors des municipales de 2026

Lors des élections municipales des 15 et 22 mars, 38 députés ont été élus à la tête de communes en France. Plus de 100 parlementaires étaient candidats en tant que têtes de liste, mais seuls ceux qui ont remporté leur scrutin seront amenés à faire un choix.

Selon la loi de février 2014, un député élu maire doit obligatoirement quitter l’Assemblée nationale. Cependant, il dispose d’un délai de 30 jours pour démissionner ou pour renoncer à sa nouvelle fonction afin de continuer son mandat parlementaire. Ceux qui choisissent de rester maire seront remplacés par leurs suppléants, élus lors des dernières législatives.

Les débats et remplacements

Ce processus soulève des débats, notamment entre ceux qui défendent la séparation des pouvoirs et ceux qui s’interrogent sur la priorité à donner à leur mandat local ou national. Lorsqu’un député décide de conserver son poste de maire, il doit céder sa place à son suppléant, qui prendra ses fonctions à l’Assemblée.

Les grands gagnants et perdants

Le Rassemblement national en tête, Ciotti doit quitter la tête de son groupe

Le Rassemblement national (RN) a été le parti avec le plus de députés candidats lors de ces municipales, avec 35 têtes de liste. Malgré quelques défaites, comme celles de Franck Allisio à Marseille ou Laure Lavalette à Toulon, le RN a remporté huit mairies grâce à ses parlementaires. Parmi les victoires remarquables figurent celles d’Alexandre Masson à Menton et de Christophe Barthès à Carcassonne, ainsi que Bryan Masson à Cagnes-sur-Mer, élu dès le premier tour.

Du côté de ses alliés, notamment l’Union des droites (UDR), Éric Ciotti, député et président du groupe à l’Assemblée, a été élu à Nice. Il devra cependant quitter son poste de député, conformément à la loi, puisqu’il a été élu maire de la ville. Il dispose d’un délai de 30 jours pour faire son choix.

Les autres députés qui quittent l’Assemblée

Plusieurs députés d’autres partis ont également annoncé qu’ils allaient abandonner leur mandat parlementaire pour se consacrer à leur fonction locale. Emmanuel Grégoire, député socialiste, a remporté la mairie de Paris. Il devra quitter l’Assemblée, même s’il ne s’éloignera pas trop du politique national.

David Guiraud, député de La France insoumise, a été élu maire de Roubaix. Il se concentrera désormais sur sa ville, la plus grande dirigée par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. De même, Thomas Cazenave, député macroniste, a été élu maire de Bordeaux, et Franck Riester, ancien ministre, à Coulommiers.

Au sein du groupe MoDem, Olivier Falorni a remporté la mairie de La Rochelle, après une course serrée en 2020. Chez Les Républicains, Philippe Juvin, qui était maire de La Garenne-Colombes, doit encore décider s’il quitte ou non son siège d’élu national. Ses collègues Michèle Tabarot et Véronique Louwagie ont aussi été élus maires, respectivement au Cannet et à L’Aigle.

Les partis les plus représentés parmi les élus locaux

Le Rassemblement national et Les Républicains ont été les deux partis ayant obtenu le plus de députés élus maire, avec huit représentants chacun. La France insoumise a également enregistré quatre victoires, avec autant de candidats présents lors du scrutin.

Le MoDem et le parti présidentiel Ensemble pour la République ont également obtenu autant de mairies grâce à leurs députés. En revanche, le Parti socialiste et Horizons ont chacun décroché trois mairies. Enfin, malgré plusieurs candidatures, les députés écologistes et communistes n’ont pas réussi à remporter de mairie lors de cette élection.

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