Le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a été réélu ce dimanche lors du second tour des élections municipales, malgré la tentative d’union de la gauche menée par François Piquemal.
En dépit des fusions entre le socialiste François Briançon et le candidat LFI, François Piquemal, la stratégie d’union n’a pas permis à la gauche de prendre le contrôle de la ville. Jean-Luc Moudenc, soutenu par le centre et la droite, a obtenu 53 % des voix face à 47 % pour son adversaire de la gauche.
Au premier tour, François Piquemal avait déjà fusionné avec François Briançon, arrivé en troisième position avec près de 25 % des voix. Ce rapprochement a suscité des réactions mitigées, certains électeurs de gauche étant favorables à l’union, tandis que d’autres, notamment au sein de son propre camp, y étaient opposés.
Une campagne marquée par la tension
La campagne entre les deux tours a été particulièrement tendue. Jeudi dernier, François Piquemal et d’autres parlementaires ont été violemment hués et insultés lors d’une cérémonie en hommage aux victimes des attentats de 2012. Ce geste a conduit le député à déposer plainte.
La possible victoire de la gauche a aussi inquiété le monde économique local. Selon Jean-Luc Moudenc, le Medef de Haute-Garonne aurait exprimé ses inquiétudes quant à la délocalisation des industries aéronautiques vers d’autres pays, comme l’Allemagne. François Piquemal a répondu en appelant à la mobilisation des électeurs, affirmant que le Capitole ne partirait pas en Corée du Nord.
Face aux polémiques, le député de la majorité a affirmé lors d’un débat télévisé son engagement contre l’antisémitisme, les discriminations et la haine.
Une nouvelle mandature pour Jean-Luc Moudenc
Ce succès lui permet d’entamer un quatrième mandat à la mairie de Toulouse. Il bénéficie du soutien de 350 personnalités, notamment d’anciens joueurs du Stade Toulousain comme Vincent Clerc, Jean-Pierre Rives et Guy Novès, ainsi que du chef étoilé Michel Sarran et de la veuve de Claude Nougaro.
En 2020, Jean-Luc Moudenc avait déjà remporté la mairie face à une liste d’union de la gauche portée par Antoine Maurice, avec près de 52 % des voix.














