Lors du second tour des élections municipales, seules huit grandes villes de plus de 100 000 habitants seront dirigées par des femmes. Parmi elles, six ont été réélues ce dimanche 22 mars, notamment Nathalie Appéré à Rennes, Josée Massi à Toulon, et Nathalie Koenders à Dijon.
Ce chiffre marque une baisse par rapport à 2020, où 11 mairies de cette taille étaient dirigées par des femmes. En particulier, à Grenoble, Laurence Ruffin, issue de la gauche et des écologistes, a battu le maire sortant Alain Carignon. À Strasbourg, Catherine Trautmann, déjà deux fois maire, a remporté la mairie de la ville.
En revanche, trois villes auparavant gérées par des femmes ont désormais un maire homme. À Paris, Emmanuel Grégoire (PS) a succédé à Anne Hidalgo (PS) après sa victoire contre Rachida Dati (LR). À Besançon, Ludovic Fagaut (LR) a pris la tête de la ville, et à Mulhouse, Frédéric Marquet, indépendant, a battu la maire sortante divers droite, Michèle Lutz.
Une baisse dans les plus grandes métropoles
Sur les dix plus grandes villes françaises, seules deux sont maintenant dirigées par des femmes : Nantes, où Johanna Rolland, socialiste, entame un troisième mandat, et Strasbourg avec Catherine Trautmann.
Ce recul est notable. En 2020, la moitié des grandes métropoles avaient une femme à leur tête. Outre Anne Hidalgo à Paris, Jeanne Barseghian à Strasbourg, et Johanna Rolland à Nantes, Martine Aubry était alors maire de Lille. Après son départ, Arnaud Deslandes lui succédera en 2025. La maire de Marseille à l’époque, Michèle Rubirola, avait été remplacée six mois plus tard par Benoît Payan pour des raisons de santé.














