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Municipales 2026 : des candidats PS refusent l’alliance avec LFI

Lors du second tour des élections municipales de 2026, certains candidats du Parti socialiste ont décidé de ne pas s’allier avec La France insoumise, malgré des rapprochements dans plusieurs grandes villes.

Une stratégie différente selon les villes

Dans des villes comme Nantes, Lyon, Toulouse ou Brest, les socialistes ont choisi de faire alliance avec LFI pour le second tour. En revanche, dans d’autres localités, certains candidats PS ont clairement rejeté toute fusion ou partenariat avec les insoumis.

Paris : le PS ferme la porte à LFI

À Paris, Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste à la mairie, avait annoncé dès le début qu’il ne voulait pas d’alliance avec la liste menée par Sophia Chikirou. Il a confirmé sa position en déposant sa liste pour le second tour, estimant que c’était une décision « digne ».

De son côté, Sophia Chikirou a indiqué qu’elle maintenait sa candidature au second tour, malgré cette rupture.

Marseille : le refus d’alliance de Benoît Payan

À Marseille, le maire sortant Benoît Payan, arrivé en tête du premier tour avec 36,7 %, a exclu toute alliance avec la liste insoumise menée par Sébastien Delogu (11,94 %). Ce dernier a annoncé qu’il se retirait de la course pour le second tour.

Le candidat LR, Franck Allisio, qui a recueilli 35,02 %, a tendu la main à la candidate LR, Martine Vassal, arrivée en troisième position (12,41 %). Cependant, elle a refusé cette proposition et a décidé de continuer sa campagne.

Strasbourg : une situation complexe

À Strasbourg, seule la liste écologiste menée par Jeanne Barseghian a fait alliance avec LFI pour tenter de battre la liste socialiste de Catherine Trautmann. Cette dernière, arrivée en tête avec 25,93 %, affrontera en second tour Jeanne Barseghian (19,72 %) et Florian Kobryn (12,03 %). Pierre Jakubowicz, de Horizons, a annoncé soutenir la liste écologiste.

La liste divers droite de Jean-Philippe Vetter, arrivée en deuxième position avec 24,23 %, devrait également se maintenir face à la gauche.

Nancy : un face-à-face entre le PS et le centre

À Nancy, le maire sortant socialiste Mathieu Klein, avec 43,11 %, affrontera Laurent Henart (33,43 %) et Sarah Farghaly de La France insoumise (11,83 %). La triangulaire est donc en place, sans alliance entre les différents camps.

Caen : une configuration sans alliance

À Caen, Rudy L’Orphelin, candidat de l’Union de la gauche hors-LFI, a obtenu 21,75 % au premier tour, derrière le candidat de la droite, Aristide Olivier, qui a frôlé l’élection avec 48,51 %. Malgré cela, aucune alliance n’a été conclue entre ces listes, sauf avec les écologistes.

Le second tour verra la confrontation entre ces deux forces, avec le report des voix de la droite et des écologistes en jeu.

Auxerre et Echirolles : des choix stratégiques

À Auxerre, la droite et le centre ont dominé le premier tour, laissant peu de chances aux socialistes et aux insoumis de se qualifier. Les écologistes ont décidé de fusionner avec le PS, mais pas avec LFI.

À Echirolles, la liste d’Amandine Demore a obtenu 48,83 % au premier tour. Elle a choisi de poursuivre seule pour le second, malgré la présence de listes de gauche et de la droite. Elle pourra compter sur un report de voix, notamment des électeurs de LFI et des autres listes de gauche non qualifiées.

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