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Fusion de la liste de Pierre-Yves Bournazel avec celle de Rachida Dati

Le candidat Horizons/Renaissance à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a annoncé ce lundi 16 mars qu’il fusionnait sa liste avec celle de Rachida Dati, candidate LR et MoDem. Il a également indiqué qu’il se retirait de la course à l’élection municipale.

Cette décision intervient alors que quatre candidats restent en lice pour le second tour prévu dimanche. Parmi eux, Emmanuel Grégoire, qui a terminé largement en tête au premier tour avec près de 38 % des voix, et Sophia Chikirou, qui a décidé de maintenir sa liste face à son adversaire de gauche.

Les déclarations de Pierre-Yves Bournazel

Lors d’une intervention au JT de France 2, Pierre-Yves Bournazel a déclaré : « J’ai le plaisir de vous annoncer ce soir que nous avons décidé de fusionner nos listes avec Rachida Dati, parce qu’une majorité de Parisiens attend le changement et l’alternance. »

Il a précisé que cette alliance respectait l’objectif de changer la ville, tout en affirmant que son propre chemin s’arrêtait, car selon lui, « les Parisiens n’ont pas souhaité que je sois le prochain maire de Paris ». Il insiste aussi sur le fait que cette fusion a été faite « dans la clarté des principes contre l’extrémisme politique ».

Les réserves et tensions

Malgré cette annonce, Pierre-Yves Bournazel a exprimé qu’il restait contre cette fusion. Il a expliqué que sa décision était une manière de respecter la volonté de ses colistiers et de ses partis, tout en s’engageant pour le changement. Il a aussi été poussé à cette union par Edouard Philippe, le leader d’Horizons.

Ce départ a surpris la droite parisienne. Selon une source proche de LR, « tout le monde a halluciné chez Dati, personne ne savait qu’il dirait cela. Cela donne une impression qu’il veut tuer la fusion, ce qui refroidit les négociations ».

De son côté, la liste de Bournazel a connu des tensions. Par exemple, le haut-commissaire au plan, Clément Beaune, qui était troisième sur sa liste, a refusé de faire partie de la nouvelle liste avec Rachida Dati.

Les conditions de la fusion

Rachida Dati avait proposé une alliance dès dimanche soir, après un premier tour décevant. Elle a obtenu 25,46 %, bien moins que prévu, derrière Emmanuel Grégoire (37,98 %).

Avant de se retirer, Pierre-Yves Bournazel avait exigé, entre autres, de la « clarté » de la part de Dati concernant une éventuelle alliance avec Sarah Knafo, eurodéputée d’extrême droite. Celle-ci a récemment tendu la main à Dati après s’être qualifiée pour le second tour.

Dans un entretien au Figaro, Rachida Dati a confirmé qu’il « ne peut pas y avoir d’alliance avec Reconquête » et a proposé à Bournazel de figurer en deuxième position sur sa liste pour le second tour.

Les relations entre Bournazel et Dati

Selon la maire du 7e arrondissement, cette nouvelle liste respecte « l’équilibre des votes du premier tour ». Cependant, les relations entre les deux candidats sont tendues. Bournazel avait déjà appelé Dati à « changer le ton » de leur campagne, ce qu’elle lui avait reproché, le qualifiant d’« incarnation de la droite la plus bête du monde ».

Dans un livre publié en janvier, Bournazel, ancien conseiller en communication de Dati lorsqu’elle était garde des Sceaux, la décrivait comme sa « meilleure ennemie ».

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