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Une polémique après une remarque inappropriée de Nathalie Saint-Cricq

Lors du premier tour des élections municipales, le candidat de l’UDR a obtenu la première place avec 43,43 % des voix, devançant Christian Estrosi. Cependant, l’ambiance a rapidement changé lorsqu’une voix a été entendue à l’antenne.

La journaliste Nathalie Saint-Cricq a surnommé l’homme politique « alias Benito », en référence à Mussolini. Elle pensait que son micro était éteint, mais la séquence a été diffusée en direct. La vidéo a vite circulé sur internet, obligeant la chaîne à présenter des excuses officielles dans la foulée.

Peu après cet incident, Nathalie Saint-Cricq est revenue à l’antenne pour s’expliquer. Elle a reconnu avoir tenu des propos « inappropriés et déplacés » et a évoqué un « manque de discernement ». Malgré ses excuses, l’affaire a continué à faire du bruit, notamment à cause de la réaction de Christian Estrosi. Le maire sortant a défendu la journaliste en affirmant qu’elle avait « parlé vrai ».

Les réactions d’Éric Ciotti

Le 16 mars, lors de l’émission Tout Beau Tout N9uf sur W9, Éric Ciotti a pris la parole face à Cyril Hanouna pour exprimer sa déception. Il a jugé la comparaison « désespérante », soulignant qu’elle reflète une forme d’hostilité de certains médias publics envers ses idées dans cette campagne municipale.

Le député a précisé connaître personnellement la journaliste, avec qui il dit avoir toujours entretenu des « relations cordiales ». Il a également indiqué avoir reçu des excuses de la direction de France Télévisions. Selon lui, Delphine Ernotte, la présidente de la chaîne, lui aurait présenté ses regrets par téléphone. Éric Ciotti a décidé de ne pas poursuivre l’affaire en justice pour l’instant.

Une décision de clémence

Face à la polémique, l’élu a choisi de ne pas alimenter davantage la controverse. Il a déclaré au micro de Cyril Hanouna : « Allez, je vais dire, on passe l’éponge. »

Il a néanmoins exprimé son ressenti sur le traitement médiatique, estimant que si une chaîne privée comme CNews avait tenu de tels propos, l’Arcom (le régulateur audiovisuel) aurait sans doute sanctionné avec des amendes très lourdes, pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

Pour le second tour à Nice, Éric Ciotti préfère se concentrer sur la campagne. Il a critiqué Christian Estrosi, qu’il accuse d’être « très nerveux » face aux résultats. Concernant les éventuelles sanctions contre la journaliste, il s’en remet aux autorités compétentes, en soulignant : « Si l’Arcom est réellement indépendante, elle doit faire son travail. »

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