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Jordan Bardella s’oppose au gel des prix de l’énergie proposé par la France insoumise

Ce lundi 9 mars, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, s’est exprimé sur BFMTV-RMC concernant la proposition de loi déposée par La France insoumise. Celle-ci vise à geler les prix de l’énergie en cas de « crises internationales majeures ».

Il a clairement exprimé son opposition à cette mesure. Selon lui, « je ne suis pas pour le gel des prix. On est dans une économie ouverte, dans une économie de marché ».

Jordan Bardella a également critiqué les mesures de type « communiste » qu’il associe à des exemples comme le Venezuela ou Cuba. Il affirme que ces politiques conduisent à une inflation démentielle et que ce sont toujours les classes populaires qui en pâtissent le plus.

Une proposition pour faire face à la hausse des prix

Face à une possible « flambée des prix de l’énergie », la députée de La France insoumise, Aurélie Trouvé, a proposé une loi permettant le blocage temporaire des prix en cas de crise. La mesure prévoit notamment de geler ou plafonner les prix de vente au détail des carburants, du gaz naturel et de l’électricité pour une durée maximale de trois mois.

Une alternative : agir sur la fiscalité

Jordan Bardella prône une autre approche pour limiter la hausse des coûts. Il explique qu’en économie de marché, il est possible d’agir principalement par la fiscalité ou en intervenant sur les réserves d’énergie achetées à des prix plus bas. Il souhaite que ces mesures soient discutées avec le gouvernement.

Le président du RN doit rencontrer le Premier ministre pour évoquer ces propositions. Il a déjà demandé une baisse des taxes afin de neutraliser l’augmentation du prix du pétrole, en soulignant que l’argent supplémentaire collecté par l’État devrait être redistribué aux citoyens.

Ce mercredi, Marine Le Pen, députée RN, avait proposé de réduire les taxes pour compenser la hausse des coûts. Toutefois, cette idée a été jugée « inconcevable » par la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, qui évoque un trou de près de 20 milliards d’euros dans le budget de l’État si cette mesure était appliquée.

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