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Les élus de la France insoumise prêts à faire des alliances lors du second tour

Les députés de la France insoumise (LFI), Mathilde Panot et Manuel Bompard, ont indiqué qu’ils étaient ouverts à des accords avec d’autres partis de gauche lors du second tour des élections municipales. Leur objectif est de former des rassemblements pour battre la droite et l’extrême droite.

Selon eux, si LFI parvient en tête au premier tour, elle proposera une entente avec d’autres listes de gauche. Mathilde Panot a déclaré sur BFMTV que les Insoumis chercheront à créer les conditions pour rassembler. Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, a confirmé cette stratégie, soulignant que cela visait à renforcer la lutte contre la droite et l’extrême droite.

Une tradition politique de rassemblement à gauche

À gauche, la pratique consiste généralement à se rassembler plutôt qu’à se désister lors de l’entre-deux-tours. Bompard a précisé que si une autre formation que LFI arrivait en tête dans une commune, ce serait à cette dernière de proposer ou non un rassemblement.

Les positions incertaines des socialistes

Mathilde Panot a critiqué le positionnement du Parti socialiste (PS), qu’elle juge « pas clair » sur ses intentions d’alliance. Elle a souligné que dans plusieurs villes, comme Toulouse, Marseille ou Amiens, une alliance de gauche pourrait nécessiter le soutien des électeurs d’Insoumis pour garantir la victoire.

Concernant la possibilité qu’une liste LFI arrive en tête, cette situation semble moins fréquente. La question d’un accord avec le PS reste difficile, notamment en raison de controverses liées à l’enquête sur Quentin Deranque, militant d’extrême droite. Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a exclu tout accord national pour cette échéance, tout en laissant la porte ouverte à quelques rapprochements locaux si les candidats insoumis clarifiaient leur position sur la violence politique.

Une polémique autour de l’affaire Quentin Deranque

Le débat au sein du PS est alimenté par la mise en cause de collaborateurs de Raphaël Arnault, député LFI, dans l’enquête sur la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Certains responsables, comme François Hollande ou Jérôme Guedj, ont appelé à ne pas faire d’accords avec LFI lors du second tour.

Mathilde Panot a affirmé qu’elle était fière de compter Raphaël Arnault dans son groupe à l’Assemblée nationale et a indiqué qu’il pourrait être réélu lors des prochaines législatives s’il le souhaite.

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