Les critiques de François Hollande envers Jean-Luc Mélenchon suite à la mort de Quentin Deranque
L’ancien président de la République, François Hollande, a exprimé de vives critiques à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon, après la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite radicale. Ce dernier est décédé le 14 février à Lyon, deux jours après avoir été agressé par des militants d’ultragauche, membres de la Jeune Garde.
Invité sur RTL ce lundi 23 février, François Hollande a dénoncé ce qu’il qualifie de « double faute » de la part du leader de La France insoumise. Selon lui, Mélenchon aurait évité d’assumer ses responsabilités politiques et aurait préféré se mettre à l’abri, comme une « tortue » qui se protège derrière une carapace.
Il affirme que cette attitude aura des conséquences électorales. Pour Hollande, Jean-Luc Mélenchon « le paiera forcément » lors des prochaines élections. Il estime également que le leader de LFI se complaît dans une « marginalité politique » qui ne lui permet plus d’incarner la gauche lors de la présidentielle de 2027.
Les enjeux politiques et moraux
François Hollande a souligné que Mélenchon ne peut plus prétendre être le candidat capable de représenter la gauche au second tour en 2027, contrairement à ses démarches en 2017 et 2022. Selon lui, c’est « terminé » pour lui dans cette fonction.
Il dénonce également la responsabilité morale et politique de Mélenchon dans cette affaire. La justice a mis en examen sept personnes, dont deux assistants de Mélenchon et Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, pour homicide volontaire et complicité. La question de leur lien avec l’agression a été évoquée, mais Éric Coquerel, député LFI, a affirmé sur TF1 que le parti n’avait « aucun rapport » avec la mort de Quentin Deranque. Il a aussi dénoncé une manipulation visant à affaiblir la gauche.
Par ailleurs, François Hollande a insisté sur le fait que cette affaire met en lumière la nécessité pour la gauche de faire preuve de responsabilité. Il critique également la décision de maintenir Raphaël Arnault à l’Assemblée nationale, estimant que « c’est quelqu’un déjà quasiment condamné à l’avance alors qu’il y a une enquête en cours ».














