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Dès le 1er mars 2026, la baisse des allocations familiales pour les parents d’adolescents

Près de 5 millions d’allocataires seront touchés par cette nouvelle mesure, qui risque de réduire leur pouvoir d’achat. Les allocations familiales, un soutien important pour de nombreuses familles, seront modifiées à partir du 1er mars 2026.

Ces allocations sont versées dès le second enfant à charge de moins de 20 ans. Leur montant dépend des ressources du foyer : pour deux enfants, elles varient de 37,77 euros à plus de 150 euros par mois, et ce montant augmente avec le nombre d’enfants. Elles ont pour objectif d’aider les parents à faire face aux dépenses croissantes liées à l’éducation, aux activités ou à l’équipement, notamment à l’adolescence.

Une réforme qui réduit les aides pour les adolescents

À partir du 1er mars, un décret gouvernemental modifiera une partie de ces aides. La principale mesure concerne la majoration des allocations pour les enfants à partir de 14 ans. Jusqu’à présent, les familles recevaient un supplément mensuel dès cet âge. Désormais, elles devront attendre que leur enfant ait 18 ans pour en bénéficier. Pendant ces quatre années, souvent celles du lycée, les parents devront supporter seuls ces coûts supplémentaires.

Pour un foyer aux revenus modestes, cette modification peut représenter une perte de plus de 75 euros par mois et par enfant concerné. Sur la durée, cela peut représenter un manque à gagner de plus de 3 600 euros entre 14 et 18 ans. La majoration sera ensuite versée jusqu’au mois précédant le 20e anniversaire de l’enfant, si celui-ci reste à charge de la famille.

Les réactions des associations de défense des familles

Les organisations familiales dénoncent cette réforme. L’Union nationale des associations familiales (Unaf) la qualifie de « très pénalisante ». Elle souligne que cette mesure intervient alors que les dépenses liées à la scolarité et à la vie quotidienne sont déjà élevées. L’Unaf critique aussi la manière dont la réforme a été mise en œuvre, par décret, sans débat parlementaire. Selon eux, les économies réalisées dépasseront largement le coût du nouveau congé de naissance, passant de 1,6 milliard à seulement 300 millions d’euros.

Un impact financier pour les familles

Ce changement marque un tournant dans le soutien financier aux familles. Il déplace une aide, habituellement versée pendant l’adolescence, vers le début de la vie adulte. Si l’État invoque une rationalisation des dépenses, cette réforme risque de poser un défi financier important pour de nombreux parents. Il est conseillé à ces derniers d’anticiper cette baisse de revenus et de se renseigner sur d’autres aides, comme les bourses scolaires ou les aides locales, pour mieux gérer cette transition.

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