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Emmanuel Grégoire évoque un drame familial bouleversant

Lors d’une interview sur la chaîne YouTube de Sam Zirah, le 22 février, Emmanuel Grégoire a brisé un silence rare sur un événement tragique de sa vie privée. À 48 ans, cet homme politique, candidat socialiste à la mairie de Paris, a parlé du suicide de son frère cadet, survenu en novembre 2025.

Les mots tremblants et la voix chargée d’émotion, il a raconté cette disparition qui a profondément marqué sa famille. Son témoignage, empreint de pudeur, offre un regard intime sur une épreuve personnelle, loin des enjeux politiques.

Un témoignage émouvant sur une perte douloureuse

Sur le ton de la difficulté, Emmanuel Grégoire a évoqué son « petit frère » décédé. Il a expliqué leur lien très fort, soulignant que cette perte était une catastrophe familiale. Il a confié que son frère s’était donné la mort, un drame qu’il qualifie de « terrible ».

Il a aussi décrit le choc brutal qui a suivi l’annonce. « C’est irréel », a-t-il dit, évoquant la confusion et l’état de sidération qui ont suivi. Pendant ces heures difficiles, la famille s’est resserrée, s’est soutenue mutuellement. Il a précisé : « On s’est épaulés les uns les autres. »

Il a aussi souligné la particularité de cette douleur, en affirmant que tous les drames touchent chacun différemment, mais que celui-ci était particulièrement lourd. Malgré cela, il insiste sur la nécessité d’avancer et de continuer à s’aimer.

Un parcours marqué par l’engagement et les épreuves personnelles

Né le 24 décembre 1977 aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, Emmanuel Grégoire a grandi dans une famille ayant des liens forts avec le communisme. Son père, ancien permanent du Parti communiste français, lui a transmis un engagement politique solide. Ses deux grands-pères étaient également membres du Parti communiste.

Après le divorce de ses parents, il a déménagé en Charente-Maritime, où il a poursuivi sa scolarité à Jonzac. Plus tard, il a confié avoir été victime d’abus sexuels dans le cadre scolaire durant son enfance.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Bordeaux en 1999, puis titulaire d’une licence de philosophie, il a choisi par la suite de s’investir dans le Parti socialiste. Il a construit sa carrière politique à Paris. Lors de l’entretien, il a aussi évoqué la santé mentale masculine. À propos de son frère, il a exprimé : « Il avait des fragilités. (…) On éprouve – moi particulièrement – une grande culpabilité. Mille fois, on m’a dit de ne pas m’en vouloir. Mais si. On s’en veut parce qu’il n’est plus là. »

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