Un soutien majoritaire à l’interdiction des meetings politiques dans les universités
Selon un sondage CSA réalisé pour CNEWS, le Journal du Dimanche (JDD) et Europe 1, publié ce mercredi 18 février, 64 % des Français sont en faveur de l’interdiction des meetings politiques dans les universités et établissements d’enseignement supérieur de type Sciences Po.
Contexte et annonces officielles
La question revient sur le devant de la scène après la mort de Quentin Duranque, tué lors d’un affrontement en marge d’une conférence à Sciences Po Lyon. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a recommandé mardi l’interdiction des meetings politiques dans ces établissements si des risques de troubles à l’ordre public sont détectés. Une circulaire a été envoyée aux préfets et aux recteurs pour encadrer cette mesure.
Les résultats du sondage par profil
Les réponses montrent une majorité de Français favorable à l’interdiction, avec 63 % des femmes et 65 % des hommes. Cependant, le consensus varie selon l’âge et la catégorie socioprofessionnelle. Parmi les plus de 65 ans, 74 % soutiennent cette interdiction, contre seulement 51 % chez les 25-34 ans. En termes de situation professionnelle, 72 % des inactifs y sont favorables, contre 60 % des CSP- et 56 % des CSP+.
Une division politique claire
Les opinions divergent fortement selon l’orientation politique. Les sympathisants d’extrême droite (83 %), de droite (76 %) et ceux de la majorité présidentielle (65 %) sont majoritairement pour l’interdiction. À l’inverse, une majorité de la gauche y est opposée, avec seulement 45 % en faveur. Chez les sympathisants de La France Insoumise (LFI), cette proportion tombe à 22 %.
Mesures pour prévenir la violence
Après la mort de Quentin Duranque, survenue lors d’un affrontement violent, le ministre a affirmé qu’aucun autre meeting ne serait autorisé dans les universités si un risque sérieux de trouble à l’ordre public était identifié. La circulaire envoyée aux autorités souligne que la décision finale revient aux présidents d’université, mais que la tendance est à l’interdiction face à la violence croissante.
Philippe Baptiste a insisté sur le fait qu’il est désormais crucial de limiter ces rassemblements afin de préserver la sécurité dans les établissements. La mesure vise à éviter de nouvelles situations de violence, qui ont récemment conduit à plusieurs interpellations.
Ce sondage a été réalisé les 17 et 18 février par questionnaire en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1 009 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.














