PARTAGER

Une décision susceptible de fragiliser la lutte contre le changement climatique

Donald Trump souhaite annuler une mesure essentielle de la réglementation des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis. Cette décision, qui pourrait intervenir cette semaine, fait déjà beaucoup de bruit. Elle reviendrait sur une avancée majeure réalisée lors du mandat de Barack Obama, visant à réduire l’impact des émissions sur le climat.

En abrogeant cette mesure, l’administration Trump pourrait supprimer la base scientifique qui justifie aujourd’hui la régulation des émissions. Cela pourrait entraîner une relance de la production de véhicules à moteur thermique, au détriment des voitures électriques, comme celles produites par Tesla.

Un héritage du mandat d’Obama sur le point d’être effacé

Le rapport scientifique de 2009, publié sous la présidence d’Obama, soulignait la dangerosité de six gaz à effet de serre. Il montrait leur impact sur la santé humaine et le climat. C’est grâce à ce document que l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a pu établir des normes pour limiter ces émissions.

Si l’annulation du rapport est confirmée, l’EPA pourrait perdre le pouvoir législatif de fixer des seuils d’émissions pour les véhicules motorisés, comme le rapporte le média américain CNBC. Cela ouvrirait la voie à une production automobile sans restrictions strictes sur les émissions, au profit des constructeurs traditionnels.

Une mesure qui pourrait freiner l’innovation et nuire à Tesla

La perspective de cette abrogation a provoqué une vague de réactions négatives. De nombreux opposants, scientifiques et organisations environnementales dénoncent un recul dangereux pour la politique climatique américaine. Certains estiment que cette décision favoriserait principalement les grandes compagnies pétrolières, au détriment de la santé publique et de l’environnement.

De son côté, Tesla a vivement réagi. La marque californienne insiste sur l’importance de maintenir les réglementations en vigueur. Elle souligne que revenir en arrière priverait les consommateurs de choix, entraînerait des coûts supplémentaires, et aurait des effets néfastes sur la santé humaine ainsi que sur l’industrie automobile nord-américaine.

LAISSER UN COMMENTAIRE