Une réunion pour désigner un successeur à Jack Lang
Un conseil d’administration de l’Institut du monde arabe (IMA) se tiendra finalement le mardi 17 février. Son objectif est de choisir un nouveau directeur, après la démission annoncée de Jack Lang.
Ce départ intervient suite à l’ouverture d’une enquête financière sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Jack Lang, 86 ans, a proposé sa démission, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, le 10 février. La convocation du conseil a été organisée rapidement, dans le respect des statuts de l’IMA, avec un préavis de huit jours ouvrés.
Le Conseil d’administration doit donc se réunir mardi prochain. Jack Lang quitte son poste qu’il occupait depuis 2013, après la divulgation de millions de documents évoquant ses relations avec Jeffrey Epstein. Son nom apparaît 673 fois dans ces documents, révélant des intérêts économiques partagés. Par ailleurs, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour blanchiment, fraude fiscale aggravée, impliquant également sa fille, Caroline Lang.
Le regard d’Aurélie Filippetti sur le mode de vie de Jack Lang
Dans un entretien, Aurélie Filippetti n’a pas mâché ses mots concernant la relation de Jack Lang à l’argent, qu’elle qualifie d’ »d’anormal« . Elle affirme que l’ancien ministre de la Culture profitait de sa notoriété et de son réseau pour vivre dans un luxe ostentatoire : appartements haut de gamme à Paris, invitations prestigieuses, voyages en jet privé offerts par des mécènes.
Elle insiste : « Tout le monde ne fait pas ça« , soulignant la différence entre son comportement et celui des autres responsables politiques. La proximité de Lang avec Jeffrey Epstein aurait aussi permis de mettre en place un système de cadeaux, de financements et de services qui maintenait sa place au centre des attentions. Des événements à Cannes ou des escapades au Maroc illustrent sa capacité à se mettre en valeur tout en cultivant une image d’homme incontournable dans le milieu culturel.
Les privilèges et la controverse autour de l’ancien ministre
À l’IMA, Jack Lang incarnait dynamisme, charisme et prestige. Selon Rima Abdul Malak, il pensait qu’il devait être invité partout, dans des conditions de luxe, révélant ainsi son appétit pour les privilèges. Aurélie Filippetti évoque cette ambivalence en disant : « Il faut parfois savoir être politiquement incorrect et à contre-courant, mais là c’était autre chose« .
Lang utilisait son réseau pour multiplier les occasions de briller : mécènes, œuvres d’art, festivals ou déplacements privés. Si certains voyaient en lui un promoteur culturel et un ministre emblématique, d’autres soulignaient son goût pour le faste et le personnage parfois controversé. Ses pratiques continuent de faire débat dans le monde politique et culturel.














