Une nuit d’urgence à Woodstown
Le 9 décembre, dans la petite ville de Woodstown, dans le New Jersey, un père affolé se précipite au commissariat. Sa femme est en train d’accoucher dans leur voiture, garée devant le poste de police. Incapable de communiquer en anglais, il gesticule et montre l’extérieur, demandant de l’aide. Selon la vidéo de surveillance, c’est là que les policiers ont décidé d’utiliser Google Translate pour leur venir en aide.
Une intervention inattendue
En quelques secondes, deux jeunes policiers, Benjamin Haines et Gabriel Chiarelli, se retrouvent face à une scène qu’ils n’avaient jamais imaginée. La femme est en plein travail, le bébé est sur le point de naître, et la barrière de la langue complique la situation. Sur place, ils découvrent la mère déjà en train d’accoucher, incapable de leur expliquer ce qui se passe. La situation devient encore plus urgente lorsque le bébé commence à sortir au moment où ils ouvrent la portière de la voiture.
Une formation limitée face à l’urgence
Les deux agents, en service depuis moins de deux ans, n’ont reçu qu’une formation de base en réanimation cardio-respiratoire. Aucun d’eux n’était préparé à gérer un accouchement en urgence. La situation exige une réaction rapide et efficace pour assurer la sécurité de la mère et du bébé.
Google Translate, un outil indispensable
Face à cette barrière linguistique, les policiers dégainent leur smartphone et utilisent l’application Google Translate. Leur objectif est de donner des consignes simples comme « respirer » et « pousser » pour aider la mère à faire face aux contractions. Benjamin Haines, enfile ses gants et tente de rassurer la femme en se servant de l’application pour se faire comprendre, tout en utilisant des gestes.
« J’ai commencé à lui dire de respirer et de pousser, et elle l’a fait », explique-t-il. La petite fille naît sur la banquette arrière, en attendant l’arrivée des secours. Une dizaine de minutes plus tard, les ambulanciers arrivent sur place. Le chef de la police, Ryan DeFalco, souligne que les policiers n’ont eu que peu de temps pour réagir, mais qu’ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient. Les agents insistent sur le fait qu’ils n’ont fait que leur devoir.














