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Maud Bregeon sur la proposition d’une dose de proportionnelle aux législatives

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré dimanche 8 février sur France Info qu’elle n’était « pas favorable » à l’instauration d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives. Elle considère que ce débat relève davantage de la présidentielle.

Elle a précisé qu’une éventuelle réforme ne pourrait pas voir le jour avant 2027, en raison du calendrier politique et des délais nécessaires à une telle modification. Elle a également rappelé, à titre personnel, qu’elle n’était pas en faveur de cette proposition.

Un soutien croissant pour la proportionnelle

Ce débat a repris de l’ampleur après qu’une soixantaine de personnalités politiques, d’historiens et de politologues ont publié dans La Tribune Dimanche une tribune en faveur de l’instauration de la proportionnelle aux élections législatives, avant la prochaine présidentielle.

Selon ces signataires, l’actuel système majoritaire « ralentit ou bloque » la recherche de majorités plurielles, ce qui nuit à l’image de la démocratie. Ils estiment également que ce mode de scrutin favorise la tentation d’un pouvoir fort et la montée de l’extrême droite.

Les figures politiques favorables à la réforme

Parmi les soutiens à cette démarche figurent l’ancien président socialiste François Hollande, la cheffe des écologistes Marine Tondelier, ainsi que des anciens Premiers ministres comme Élisabeth Borne et Bernard Cazeneuve. Le président des députés du MoDem, Marc Fesneau, fait également partie des signataires.

Ils soutiennent que l’adoption de la proportionnelle pourrait se faire rapidement, car plusieurs forces politiques représentées à l’Assemblée y sont favorables. Ils demandent l’inscription « le plus rapidement possible » d’un texte déjà déposé au Parlement pour instaurer cette réforme.

Une position du gouvernement

Maud Bregeon a indiqué que, en tant que porte-parole du gouvernement, elle considère ce sujet comme un « débat de présidentielle » et estime qu’il ne sera pas concrétisé d’ici la prochaine élection.

Le gouvernement, qui dispose d’un calendrier plus souple que celui de l’Assemblée, prévoit de présenter en début de semaine ses projets de textes pour les mois à venir. La réforme de la représentation électorale reste donc à l’ordre du jour, mais sa mise en œuvre semble différée.

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