Gérald Darmanin propose une suspension temporaire de l’immigration régulière
Dimanche soir, lors de son passage sur LCI, Gérald Darmanin a dévoilé une nouvelle proposition concernant l’immigration en France. Le ministre de la Justice souhaite suspendre l’entrée des migrants réguliers pour une période de « deux à trois ans ». Cette mesure serait suivie de la mise en place d’une politique de quotas, dont le volume serait déterminé par référendum.
Selon lui, cette suspension concerne principalement l’immigration « régulière », incluant le regroupement familial et l’immigration pour le travail. Il précise que cette pause ne serait pas totale et pourrait comporter quelques exceptions, notamment pour les médecins, chercheurs et étudiants.
Une mesure accompagnée d’une politique de quotas et de négociations avec la population
Gérald Darmanin explique que, après cette période de suspension, la France pourrait instaurer une politique de quotas en sollicitant directement l’avis des citoyens français. L’idée est de demander à la population combien d’immigrés elle souhaite accueillir, s’inspirant du modèle canadien.
Il souligne également que cette réforme nécessiterait une modification de la Constitution, ce qui suppose une procédure politique complexe. En outre, il exclut toute régularisation massive, sauf dans certains cas très limités, notamment pour des personnes sans casier judiciaire, en situation régulière, ou poursuivies dans leur pays d’origine.
Pour une meilleure gestion économique de l’immigration
Gérald Darmanin insiste sur le lien entre cette suspension et l’économie. Il affirme que cette pause doit s’accompagner d’une augmentation des salaires dans certains secteurs. Selon lui, la raréfaction de la main-d’œuvre étrangère obligerait les employeurs à offrir de meilleures rémunérations.
Le ministre souhaite que, à terme, les emplois occupés aujourd’hui par des étrangers à bas coût puissent être pourvus par des travailleurs en situation régulière ou par des Français. Le but est de mieux équilibrer le marché du travail et de limiter la dépendance à une main-d’œuvre étrangère peu rémunérée.














