Coût des élections municipales 2026 : une hausse significative
Les élections municipales prévues en mars 2026 devraient coûter beaucoup plus cher que celles de 2020. Selon le ministère de l’Intérieur, le budget nécessaire sera supérieur de 40 à 46 millions d’euros. Ce surcoût s’explique notamment par de nouvelles obligations législatives.
Un budget en augmentation pour l’État et les communes
Les deux rapports parlementaires, dans le cadre du budget 2026, estiment que le coût total des élections municipales sera d’environ 193 millions d’euros. Cela représente une hausse de plus de 40 millions par rapport à 2020, année déjà marquée par des coûts supplémentaires liés à la pandémie.
Ce financement est prévu dans le cadre du programme 232 du projet de loi de finances, qui couvre notamment les dépenses liées aux campagnes électorales, aux impressions de propagande officielle, à l’envoi de circulaires et bulletins, ainsi qu’aux frais liés à l’organisation du scrutin par les communes.
Les raisons de cette augmentation de coûts
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse. La plus importante est la augmentation des tarifs postaux, avec une hausse moyenne de 9,6 %, entraînant un coût supplémentaire de 22 millions d’euros.
Une autre cause majeure est la réforme législative du 11 août 2025, qui met fin à l’exception électorale pour Paris, Lyon et Marseille. Désormais, deux scrutins distincts devront être organisés le même jour, voire trois à Lyon. Cette organisation engendrera un coût supplémentaire d’environ 15 millions d’euros.
Par ailleurs, la loi du 21 mars 2024, renforçant la sécurité des élus locaux, devrait coûter environ 7,6 millions d’euros de plus. Elle prévoit notamment l’extension de la protection fonctionnelle aux candidats et le remboursement de leurs dépenses de sécurité durant les six mois précédant l’élection.
Enfin, la loi du 21 mai 2025, qui étend le scrutin de liste paritaire aux communes de moins de 1 000 habitants, entraînera un coût supplémentaire. Cependant, ce dernier ne sera pas couvert par l’État, les communes devant financer ces dépenses elles-mêmes. Le montant exact reste à déterminer.
Un coût accru pour les communes
Si l’État doit financer environ 40 millions d’euros de cette hausse, l’augmentation des dépenses pour les communes reste à préciser. Selon l’Association des maires de France (AMF), cette augmentation devrait être importante. Le gouvernement refuse en effet de revaloriser le montant des frais d’assemblée électorale, fixé à 44,73 euros par bureau de vote et 10 centimes par électeur inscrit, une somme inchangée depuis 2006.














