Les autorités de la Côte-d’Or prennent position face à l’accord Mercosur-UE
Après la signature récente d’un traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, notamment le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, certains départements français réagissent. La Côte-d’Or a décidé d’interdire les produits issus d’Amérique du Sud dans ses cantines scolaires.
Ce mercredi, le département a confirmé qu’une circulaire avait été envoyée aux responsables des collèges. Cette mesure concerne principalement l’approvisionnement en viande bovine, mais pourrait s’étendre à d’autres produits.
Le président du conseil départemental, François Sauvadet, a expliqué que cette décision visait à protéger les agriculteurs locaux et la souveraineté alimentaire. Il a déclaré : « Nous ne pouvons accepter une concurrence déloyale qui mettrait en danger nos producteurs, nos territoires et notre indépendance alimentaire. »
Une démarche similaire a été adoptée récemment par le département du Loiret, qui a également décidé d’interdire les produits sud-américains dans ses établissements scolaires.
Le département de la Côte-d’Or souligne que plus de 55 % des produits servis dans ses cantines sont locaux, un chiffre supérieur à l’objectif fixé par la loi Egalim, qui prévoit 50 % de produits durables et locaux.
Une contestation au niveau européen
Ce mercredi, le Parlement européen a voté en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne. Cette étape vise à vérifier la légalité de l’accord commercial avec le Mercosur.
Le traité, considéré comme l’un des plus grands accords de libre-échange au monde, suscite des oppositions, notamment de la France. Le Parlement européen a souhaité que la Cour juge si cet accord respecte bien les règles européennes.
Le vice-président Jean-Noël Barrot a réagi en précisant que la France maintenait sa position de ne pas approuver l’accord si celui-ci ne respecte pas ses exigences. Il a ajouté que le combat pour la souveraineté alimentaire continuerait.
En attendant, cette saisine pourrait suspendre la mise en œuvre du traité pendant plusieurs mois. La Commission européenne a cependant la possibilité d’appliquer provisoirement l’accord si elle le décide.














