Un accident ferroviaire dramatique en Espagne
Un début d’année marqué par des événements tragiques continue avec un accident de train en Espagne. Après l’incendie du Crans-Montana en Suisse ou l’effondrement d’un immeuble à Paris, un nouvel incident a secoué l’Andalousie. Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision, créant l’un des accidents les plus graves de ces dernières années.
Les faits se sont produits dimanche 18 janvier, vers 19h45, près de la commune d’Adamuz, dans la province de Cordoue. Sur place, les témoins décrivent une scène chaotique : wagons renversés, vitres brisées, cris et appels de détresse qui affluent vers les secours. La violence de l’impact est immédiate et visible.
Ce que l’on sait du déroulement du drame
Selon les autorités espagnoles, l’accident aurait été déclenché par le déraillement inexplicable des derniers wagons d’un train de la compagnie Iryo, reliant Malaga à Madrid. Ces wagons auraient envahi la voie voisine au moment où un train de la compagnie Renfe, en direction de Huelva, arrivait en sens inverse. La collision a été frontale et d’une extrême violence.
Le ministre des Transports, Óscar Puente, a parlé d’un « choc terrible » et d’une situation « très étrange ». Le train impliqué était récent, en service depuis seulement quelques années. Sous la force de l’impact, plusieurs wagons ont été projetés hors des rails, certains chutant d’un talus de plusieurs mètres.
Antonio Sanz, président et conseiller régional d’Andalousie, a raconté les premières minutes de la crise. Il a indiqué que, dès 19h50, les secours ont reçu de nombreux appels signalant la collision, des personnes blessées et piégées. Face à cette urgence, le plan de protection civile a été activé immédiatement.
Un bilan humain lourd mais encore provisoire
Lorsque les secours sont arrivés, la scène était dévastatrice. Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, a décrit un chaos total : « Tout est complètement détruit. » Il a ajouté que les équipes ont dû déplacer des corps pour accéder aux survivants, qui racontent avoir vécu un moment d’horreur. L’un d’eux évoque une scène digne d’un film d’horreur, avec un choc très violent qui a presque disloqué le train.
Les témoins parlent aussi de passagers blessés par des éclats de verre, de pleurs, de cris, et d’un sentiment d’impuissance. Certains ont été contraints de briser les vitres à l’aide de marteaux de secours pour sortir des wagons.
Le bilan humain reste lourd mais n’est pas encore définitif. Selon les autorités, au moins 39 personnes ont perdu la vie et plus de 120 ont été blessées, dont plusieurs grièvement. Des cellules psychologiques ont été mises en place, notamment à la gare d’Atocha à Madrid, pour soutenir les familles.
La tragédie a profondément choqué l’Espagne. Le Premier ministre Pedro Sánchez a parlé d’une « nuit de profonde douleur », et la famille royale a adressé ses condoléances aux proches des victimes. En attendant les résultats de l’enquête, les témoins de la catastrophe garderont à jamais en mémoire ce voyage qui a tourné au cauchemar.














