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Lors du procès en appel du Rassemblement National (RN), Marine Le Pen a affirmé n’avoir « rien dissimulé » et n’avoir « aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit ». La dirigeante du parti a également déclaré que « le Parlement européen n’a pas joué son rôle d’alerte tel qu’il aurait dû le faire ».

Elle a précisé : « (Je n’ai) aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009, 2014, nous avons embauché nos assistants » et a ajouté que si une faute avait été commise, « le Parlement européen n’a pas joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû ».

Marine Le Pen a aussi indiqué que l’institution européenne « avait connaissance des éléments d’ensemble constitutifs de ces contrats, nous n’avons rien dissimulé ».

Le rôle du Parlement européen remis en question

Lors de cette audience, la députée a maintenu sa confiance envers son avocat historique, Rodolphe Bosselut, tout en ayant également recours à Sandra Chirac-Kollaric, une avocate basée à Angers. Son entourage explique que ce double choix d’avocats s’explique par le fait qu’elle est jugée à deux titres : en tant qu’ancienne présidente du parti et ancienne eurodéputée.

Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place, entre 2004 et 2016, un système permettant de détourner les fonds versés par le Parlement européen. Ces fonds étaient destinés à rémunérer les assistants européens dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.

Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamnée le 31 mars 2025 à une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont deux fermes sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros. Elle a également été condamnée à une inéligibilité de cinq ans, avec exécution provisoire.

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