Un récent sondage Elabe pour BFMTV, publié ce 14 janvier, révèle que près de sept Français sur dix s’opposent à l’utilisation du 49.3 pour faire adopter le budget de 2026. La majorité préfère que les débats à l’Assemblée nationale se poursuivent, même si cela retarde l’approbation du projet.
Un contexte de compromis et de discussions
Les discussions ont été relancées en janvier à l’Assemblée nationale, après l’échec du vote du budget en décembre. Seule la loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) a été adoptée à cette occasion. Selon le sondage, 69 % des personnes interrogées pensent qu’il faut laisser le débat continuer, malgré les risques de retard ou d’échec de l’adoption du budget.
Ce point de vue est majoritaire parmi tous les électorats, notamment chez les électeurs du NFP (81 %) et du Rassemblement National (78 %).
Les opinions sur le recours au 49.3
En revanche, 30 % des Français estiment que le gouvernement pourrait recourir au 49.3 ou aux ordonnances pour faire passer le texte. Cette possibilité, toujours rejetée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, est cependant évoquée par certains ministres, comme Maud Bregeon et Amélie de Montchalin, qui n’ont pas totalement exclu cette option.
Une majorité de Français (57 %) pensent que, même si les oppositions ne sont pas d’accord avec l’ensemble du budget, elles devraient faire des compromis pour faire avancer le processus. Plus de neuf électeurs du camp présidentiel sur dix soutiennent cette idée, tout comme 71 % des électeurs LR et 74 % de ceux du PS.
Faut-il accepter un mauvais budget ?
La question de l’acceptation d’un budget jugé mauvais par une partie de la population est aussi posée. La moitié des personnes interrogées considèrent que, malgré ses défauts, il vaut mieux adopter un mauvais budget que n’en avoir pas du tout. À l’inverse, 41 % pensent qu’il devrait être censuré pour qu’un autre gouvernement propose un nouveau projet.
Concernant la responsabilité du blocage, 30 % des Français estiment que c’est le gouvernement qui en porte la principale responsabilité, contre 20 % qui accusent principalement l’opposition. Une majorité de 32 % pense que la responsabilité est partagée entre les deux camps.
L’échantillon comprend 1 000 personnes, représentatives de la population de France métropolitaine âgées de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée selon la méthode des quotas, en fonction du sexe, de l’âge, de la profession, de la région et de la catégorie d’agglomération. L’enquête s’est déroulée par internet du 13 au 14 janvier 2026.














