Eric Ciotti réaffirme l’importance d’une union des droites
Alors que les élections municipales approchent et que la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale est évoquée, le président de l’UDR, Eric Ciotti, a de nouveau appelé à une alliance des forces de droite. Il estime cette démarche comme étant une « nécessité politique, électorale et vitale ».
Une coalition pour faire face à l’état actuel
Dans un entretien au Journal du dimanche, Eric Ciotti souligne l’urgence d’une union face à ce qu’il qualifie d’« effondrement de l’État ». Il critique le bilan d’Emmanuel Macron sur plusieurs plans, notamment économique et sécuritaire. Il dénonce une dette qui frôle les 3 500 milliards d’euros et observe une recrudescence de la violence, avec une hausse de 70 % des homicides et tentatives d’homicides depuis l’élection du président.
Une alliance pour des enjeux électoraux et politiques
Selon lui, cette union concernerait plusieurs partis de droite, notamment Les Républicains, le Rassemblement national et Reconquête. Elle aurait également pour but de peser lors des prochaines élections municipales, prévues en mars. La possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale, liée à des tensions sur le budget ou le traité sur le Mercosur, alimente aussi ce contexte politique.
Un soutien majoritaire chez les électeurs de droite
Eric Ciotti est un fervent partisan de cette alliance. En juin 2024, alors président des Républicains, il avait déjà évoqué une coalition avec le Rassemblement national pour les législatives anticipées. Après avoir été exclu de son parti, il a créé l’Union des droites pour la République (UDR), qui compte aujourd’hui 16 députés à l’Assemblée.
Un sondage CSA pour le Journal du dimanche révèle que 66 % des électeurs de droite sont favorables à cette union. Cette idée rencontre un fort soutien chez les sympathisants de Reconquête, avec 89 %, contre 66 % chez les Républicains et 63 % chez le Rassemblement national. Si cette coalition se concrétisait, Jordan Bardella serait le candidat préféré pour en prendre la tête, avec 38 % des voix dans le sondage, devant Marine Le Pen, Bruno Retailleau et Sarah Knafo.
Des initiatives locales pour une union
Alors que les discussions au niveau national sont difficiles, certains élus locaux tentent de former des alliances. Par exemple, Alain Kott, président des Républicains dans le Haut-Rhin, a annoncé son soutien à une liste commune avec le RN et l’UDR pour les municipales à Colmar. Cependant, cette décision a été immédiatement suspendue par Bruno Retailleau, qui s’oppose à toute union de ce genre au sein de son parti.
De son côté, Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête et candidate à la mairie de Paris, a déclaré qu’elle tendrait la main à « toutes les droites » pour le scrutin, incluant Rachida Dati, Thierry Mariani ou Pierre-Yves Bournazel.














