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Dans une lettre ouverte publiée ce dimanche 4 janvier dans plusieurs journaux régionaux, le Premier ministre Sébastien Lecornu a répondu aux préoccupations des agriculteurs français. Il a notamment assuré que le budget de la Politique Agricole Commune (PAC) ne sera pas réduit, ni aujourd’hui ni à l’avenir. Selon lui, aucun centime ne sera enlevé pour soutenir les revenus agricoles.

Une reconnaissance des difficultés des agriculteurs

Le Premier ministre a exprimé sa compréhension face au sentiment d’« injustice profonde » ressenti par la profession. Il évoque une « iniquité structurelle » et un « empilement de règles venues de loin » qui, parfois, ont perdu leur bon sens. Il promet également que ces règles seront simplifiées, afin d’engager une nouvelle étape plus ferme, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.

Contexte de colère et de mobilisation

Les agriculteurs sont en colère face à plusieurs crises. Parmi elles, la dermatose nodulaire contagieuse qui touche les éleveurs, ainsi que leur opposition à la signature d’un traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. Ces sujets alimentent une tension croissante dans le secteur agricole.

Engagements sur la PAC et les accords commerciaux

Sébastien Lecornu a affirmé que le budget de la PAC ne sera pas réduit, précisant : « Le budget de la PAC ne baissera pas, ni aujourd’hui, ni demain : il n’y aura donc pas un centime de moins pour le revenu agricole. »

Il a aussi indiqué que les accords commerciaux seront contestés chaque fois qu’ils seront déséquilibrés. La signature du traité UE-Mercosur pourrait avoir lieu le 12 janvier. En outre, il a appelé l’Union européenne à renforcer rapidement ses contrôles aux frontières pour tous les produits qui ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires.

Mesures concrètes pour l’importation de produits

Le gouvernement prévoit de prendre, dès mardi, un arrêté pour suspendre l’importation de produits d’Amérique du Sud contenant des résidus de cinq substances interdites. Par ailleurs, concernant l’accès à l’eau, le Premier ministre a indiqué avoir donné instruction aux préfets pour recenser tous les projets locaux, notamment ceux qui sont bloqués ou ralentis.

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