Une majorité de sympathisants de droite favorable à une alliance LR-RN
Selon un sondage CSA réalisé pour CNEWS, le Journal du Dimanche (JDD) et Europe 1, publié ce jeudi 19 mars, 70 % des électeurs de droite sont en faveur d’une alliance entre Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN) lors du second tour des élections municipales.
Des positions mitigées à l’échelle nationale
Ce sondage montre que, malgré une proximité partisane, une majorité des personnes interrogées, soit 53 %, se disent opposées à ces alliances potentielles. À l’inverse, 46 % y sont favorables, avec 1 % de répondants sans avis.
Disparités selon l’affiliation politique
Les électeurs des Républicains sont 72 % à considérer qu’un accord avec le RN pourrait être utile pour le second tour. De leur côté, 69 % des sympathisants du Rassemblement national soutiennent cette idée. Cependant, cette tendance n’est pas partagée par tous.
À gauche, la majorité des sondés est contre une telle alliance : 80 % d’entre eux, notamment 87 % des socialistes, 86 % des écologistes et 71 % des insoumis, s’y opposent. Du côté de la majorité présidentielle, 71 % des électeurs de Renaissance (LREM) expriment également leur opposition à cette possibilité.
Une division selon le profil des répondants
Les réponses varient selon le sexe. Les femmes (60 %) sont majoritairement contre une alliance LR-RN, tandis que les hommes (53 %) y sont légèrement favorables. La répartition selon l’âge montre que, dans toutes les classes, la majorité des personnes interrogées sont défavorables à cette union, avec des chiffres compris entre 51 et 56 %.
Concernant la catégorie socioprofessionnelle, les CSP+ (cadres et professions intermédiaires) et les inactifs sont majoritairement opposés (57 % et 55 %). Les CSP- (ouvriers, employés) sont, quant à eux, plutôt favorables, avec 51 % en faveur de l’alliance.
Les alliances entre partis : une réalité contrastée
Depuis le premier tour, plusieurs alliances ont été conclues, notamment entre socialistes, écologistes et insoumis, malgré des consignes nationales qui restent prudentes. En revanche, peu d’accords ont été scellés entre candidats du Rassemblement national et ceux de la droite traditionnelle, malgré les efforts de Jordan Bardella, le président du RN.
Les candidats du RN ont proposé à plusieurs reprises des alliances avec des listes de LR ou divers droite, mais ces initiatives ont souvent été bloquées par Bruno Retailleau, un leader de LR. Seuls quelques exemples, comme Reims, Draguignan ou Carpentras, ont permis des accords pour faire face aux maires sortants.














