Depuis ce lundi matin, 68 communes en France n’ont plus de maire. Ces municipalités se retrouvent sans élu à la suite du premier tour des élections municipales qui s’est tenu le dimanche 15 mars 2026. Ce phénomène intervient notamment en raison d’un manque de candidats pour se présenter aux élections.
Selon les données du ministère de l’Intérieur, publiées le 28 février dernier, le nombre de communes sans maire reste inférieur aux 106 recensées lors des élections municipales de 2020. Ces communes sont réparties sur l’ensemble du territoire, avec une majorité de petites municipalités comptant moins de 1 000 habitants. Cependant, une exception notable est Fréland, un village du Haut-Rhin, qui compte 1 288 habitants.
Dans ces petites communes, la majorité des habitants vivent dans des villages ou des quartiers ruraux. Par exemple, à Rochejean, dans le Doubs, l’ancienne maire Florence Schiavon explique qu’elle ne souhaite pas se représenter. Elle évoque sa fatigue et le fait que certains lui envoient des messages pour critiquer son travail.
Des responsables confrontés à des difficultés
Plusieurs élus déclarent que la gestion municipale devient de plus en plus compliquée. En Corrèze, Olivier Laporte, qui vient de terminer son mandat à Saillac, souligne que la responsabilité administrative et réglementaire s’alourdit, tandis que les moyens financiers s’amenuisent. Il précise qu’il n’a pas trouvé de successeur pour le remplacer.
Conformément au protocole en vigueur cette année, aucune liste électorale ne peut être déposée après le premier tour. Lorsqu’une équipe municipale quitte ses fonctions, la commune est placée sous tutelle de la préfecture pour une période de trois mois. Durant cette période, le préfet nomme trois administrateurs provisoires chargés de gérer les affaires courantes. À l’issue de cette tutelle, une nouvelle liste peut être déposée et un nouveau scrutin organisé.














